Le FIFM rend hommage à Jilali Ferhati
Acteur, réalisateur et producteur, Jilali Ferhati est une figure emblématique du cinéma marocain. Né en 1948 à Aït Ouahi près de Khemisset, Jilali Ferhati cultive depuis toujours un amour pour le théâtre et pour le cinéma. Et c’est en 1977, qu’il sort son premier long métrage “Brèche dans le mur” qui a eu un franc succès. 4 ans plus tard, il réalise un nouveau coup de maître : «Poupées de roseaux», qui obtient plusieurs prix dans des festivals internationaux. Cette année, la 17ème édition du FIFM rend hommage à cette icône du 7ème art marocain aux côtés d’autres grands noms : Robert De Niro, Agnes Varda et Robin Wright.
Nous avons eu le privilège de nous entretenir exclusivement avec le cinéaste à l’occasion de cet hommage pour le compte de la plateforme “FilmExport” dont le but est la promotion du cinéma marocain à l'échelle internationale.
M. Farhati vous êtes diplômé en lettres et en sociologie, jusqu’à quelle mesure cela a-t’il affecté votre regard cinématographique ?
Bien sûr, cela a eu un impact. Mais comme je dis toujours, les études à elles seules ne suffisent pas. On a l’occasion d’apprendre beaucoup d’autres choses dans la vie. Personnellement, j’ai fait du théâtre pendant un moment ainsi que plusieurs autres activités qui m’ont permis d’acquérir de l’expérience. Et je pense que c’est le cumul de tous ces élements qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui.
Comment arrivez-vous à gérer votre temps et surtout votre énergie en portant trois casquettes, celles de réalisateur, producteur et acteur à la fois ?
Tout simplement parce qu’il y’a un prolongement entre l’écriture de scénario, la réalisation et être acteur. Moi par exemple j’ai toujours adoré écrire, d’ailleurs, je voulais être romancier. Et c’est ce qui m’a poussé à écrire mes propres scénarios parce que j’éprouve un plaisir à le faire. Et pour la production, on sait tous qu’au Maroc on n’a pas de producteurs au vrai sens du terme c’est pour ça que je produis mes films moi-même.
Est- ce que vous vous sentez plus à l’aise en tant que réalisateur ou en tant qu'acteur ?
Je pense qu’il est nécessaire d’être à l’aise dans tout ce qu’on fait, surtout si on le fait avec passion.
Est-ce que vous pouvez qualifier votre cinéma de cinéma d’auteur ?
Si je pars du principe que mes films ne me rapportent pas d’argent, je peux dire que oui je fais du cinéma d’auteur.
Durant la 12ème édition du FIFM vous étiez membre du jury et aujourd’hui vous y revenez pour un hommage. Qu’est ce que cela vous fait ?
C’est le bonheur total. C’est une grande reconnaissance de savoir que mon cinéma a ému, qu’il a intéressé et qu’il existe surtout. C’est d’autant plus un honneur pour moi que de figurer au côté de grands noms du cinéma comme Robert De Niro, Agnes Varda et Robin Wright.
Par sa créativité et son style, Jilali Ferhati a réussi à laisser son empreinte au sein du cinéma marocain. Grâce à ses films, ce militant du 7ème art a pu apporter une vision et un regard différent loin des clichés et des films classiques. Cet hommage n’est qu’une reconnaissance du long et brillant parcours de ce militant du cinéma.

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